Maroc: le Chef du Gouvernement Akhannouch accusé de conflit d’intérêts dans le marché des hydrocarbures

Maroc: le Chef du Gouvernement Akhannouch accusé de conflit d’intérêts dans le marché des hydrocarbures

Le Chef du Gouvernement marocain Aziz Akhannouch est l’objet de vives critiques en raison de sa double casquette de dirigeant politique et d’actionnaire principal d’Afriquia, leader sur le marché local des hydrocarbures, écrit lundi le journal Français “Lemonde”.

“La flambée des prix des carburants au Maroc a ravivé une polémique sur les conflits d’intérêts entre milieux des affaires et monde politique, exposant le premier ministre Aziz Akhannouch, magnat du pétrole, à de vives critiques”, indique le quotidien.

Pour la première fois depuis la guerre en Ukraine, M. Akhannouch a dû s’expliquer devant le Parlement, la semaine passée, sur la hausse brutale des prix des denrées alimentaires et des carburants (14 dirhams le litre de gazole à la pompe, soit 1,32 euro, un record face à un salaire minimum mensuel à peine supérieur à 260 euros).

Au cœur du débat parlementaire : une demande de plafonnement des marges « exorbitantes » des distributeurs de carburants.

Les prix à la consommation (+ 3,3 % pour janvier et février 2022 sur un an) vont continuer de grimper à « des niveaux supérieurs à la moyenne de la dernière décennie », a averti le Haut Commissariat au plan (HCP).

Sur la défensive, M. Akhannouch, un businessman ayant bâti sa fortune sur la distribution des hydrocarbures, a qualifié de « mensonges » les profits « énormes » dénoncés par des députés, assurant qu’ils sont « quasiment les mêmes depuis 1997 », fait savoir Lemonde.

Jusqu’en 2015 l’Etat subventionnait l’essence et le gazole à la pompe. Cette subvention a été terminée en 2015 en raison de son coût élevé pour les caisses de l’Etat.

En 2018, trois ans après la libéralisation du marché, un rapport parlementaire accuse les distributeurs de carburants d’engranger des marges excessives, sur fond de dénonciations de la vie chère sur les réseaux sociaux.

“Patron d’Afriquia et ministre de l’agriculture, Aziz Akhannouch se retrouve au banc des accusés, personnifiant la collusion entre le monde des affaires et la classe dirigeante”, note le quotidien le plus lu en France.

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