La pollution tue 9 millions de personnes chaque année dans le monde, selon une étude

La pollution tue 9 millions de personnes chaque année dans le monde, selon une étude

Un décès sur six (16 %) est ainsi attribuable à la pollution, ce qui en fait le facteur de risque environnemental numéro un en termes de maladies et de décès prématurés.

Neuf millions de personnes trouvent la mort chaque année dans le monde à cause de la pollution, parce qu’elles sont exposées à un air, une eau ou des sols contaminés par des substances toxiques, selon une étude publiée mercredi dans la revue “The Lancet Planetary Health”.

Un décès sur six (16 %) est ainsi attribuable à la pollution, ce qui en fait le facteur de risque environnemental numéro un en termes de maladies et de décès prématurés.

Ce bilan ne s’améliore pas, principalement à cause de la mauvaise qualité de l’air et des polluants chimiques, notamment le plomb. La pollution et les déchets créés par les humains rejetés dans l’air, l’eau et le sol tuent rarement directement. Mais ils sont à l’origine de graves maladies du coeur, de cancers, de problèmes respiratoires ou de diarrhées aiguës.

Le nombre de morts attribué à l’air pollué des voitures, des camions et de l’industrie a augmenté de 55 % depuis 2000.

Cette augmentation du nombre de décès est compensée par moins de décès dus à la pollution causés par les poêles intérieurs primitifs et l’eau contaminée par des déchets humains et animaux, de sorte que le nombre total de décès par pollution en 2019 est à peu près le même qu’en 2015.

L’étude est basée sur des calculs dérivés de la base de données Global Burden of Disease et de l’Institute for Health Metrics and Evaluation de Seattle. L’Inde et la Chine sont en tête en termes de décès attribués à la pollution avec respectivement près de 2,4 et 2,2 millions de décès par an, mais les deux pays ont également les plus grandes populations du monde.

« Les effets sur la santé restent énormes, et les pays à faible et moyen revenus en subissent le poids », indique l’auteur principal et codirecteur de la commission, Richard Fuller. Ils concentrent en effet 92 % de ces décès et la majeure partie des pertes économiques qui en découlent. « L’attention et le financement n’ont que très peu augmenté depuis 2015, malgré une hausse bien documentée des préoccupations du public en matière de pollution et de ses effets sur la santé », note Fuller dans un communiqué.

Le Tchad et la République centrafricaine se classent au premier rang avec des taux d’environ 300 décès par pollution pour 100000, dont plus de la moitié sont dus à l’eau contaminée, tandis que Brunei, le Qatar et l’Islande ont les taux de mortalité les plus bas, allant de 15 à 23. La moyenne mondiale est de 117 décès pour 100 000 habitants.

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