Inde: 14 personnes arrêtées après des affrontements entre Musulmans et Hindous à New Delhi

Inde: 14 personnes arrêtées après des affrontements entre Musulmans et Hindous à New Delhi

Il s’agissait de la pire violence à New Delhi depuis 2020, lorsque 53 personnes sont mortes dans des troubles communautaires à grande échelle au milieu de tensions autour d’une loi controversée sur la citoyenneté qui excluait les musulmans.

Quatorze personnes ont été arrêtées par la police indienne après des actes de violences communautaires éclatés entre Musulmans et Hindous à New Delhi, lors d’une fête religieuse, ont rapporté dimanche les médias locaux.

Les suspects ont été arrêtés pour des émeutes et association de malfaiteurs, entre autres, à la suite de l’incident de samedi soir, a déclaré l’officier supérieur de police Usha Rangnani, selon l’agence de presse Press Trust of India.

Au moins neuf personnes, dont huit policiers, ont été blessées et soignées dans des hôpitaux, a affirmé Rangnani.

Les autorités affirment que des groupes hindous et musulmans de Jahangirpuri, un quartier du nord-ouest de New Delhi, se sont jetés des pierres lors d’une procession religieuse célébrant “la naissance du dieu hindou Hanuman” samedi soir.

Il s’agissait de la pire violence à New Delhi depuis 2020, lorsque 53 personnes sont mortes dans des troubles communautaires à grande échelle au milieu de tensions autour d’une loi controversée sur la citoyenneté qui excluait les musulmans.

Le commissaire de police de Delhi a indiqué samedi soir que la situation dans le quartier était sous contrôle après le déploiement de forces supplémentaires. La police locale a ouvert une enquête sur l’incident.

Le ministre en chef de la capitale, Arvind Kejriwal, a appelé à la paix dans la ville et a condamné l’incident.

Dans des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, les rues de Jahangirpuri sont jonchées de verre brisé et de pierres tandis que des photos montrent des véhicules fortement endommagés.

Des actes similaires de violence sont survenus dans d’autres États indiens au cours de la semaine dernière.

Le 10 avril, un certain nombre de personnes ont été blessées après que des chansons anti-musulmanes ont été diffusées par des haut-parleurs lors d’une procession pour marquer “la naissance du dieu hindou Ram” dans l’État central du Madhya Pradesh, ont rapporté les médias locaux.

Un jour plus tard, dans l’État occidental du Gujarat, une personne est décédée et de nombreuses autres ont été blessées dans les violences qui ont suivi le festival, provoquant des couvre-feux et une interdiction des rassemblements dans certaines parties de l’État.

La série d’attaques religieuses récentes a suscité l’indignation et de vives critiques à l’encontre du parti nationaliste hindou Bharatiya Janata du Premier ministre Narendra Modi.

La violence communautaire en Inde n’est pas nouvelle, avec des affrontements périodiques depuis la partition britannique du sous-continent indien en 1947, mais les observateurs disent que la polarisation religieuse a augmenté sous Modi, approfondissant encore les lignes de fracture contre les minorités et exacerbant les tensions.

Samedi, les dirigeants de 13 partis d’opposition ont écrit une déclaration exhortant Modi à condamner la vague d’attaques religieuses et exprimant leur inquiétude face à “la récente explosion de violence communautaire observée dans plusieurs États”.

“Nous sommes extrêmement angoissés par la manière dont les questions liées à la nourriture, à l’habillement, à la foi, aux festivals et à la langue sont délibérément utilisées par des sections du parti au pouvoir pour polariser notre société”, ont écrit les dirigeants.

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